Petite histoire de la fluoration au Québec

Reprennons l’histoire au début

  • 1975 : Le gouvernement du Québec adopte le Projet de loi 88, obligation pour toutes les municipalités pourvues d’usines de traitement d’eau potable de fluorurer leur eau avant le 1er janvier 1977.
  • 1976-1977 : Deux mois après l’adoption de la loi, le Conseil consultatif sur l’environnement exprime son inquiétude face à l’augmentation des fluorures dans l’environnement. Pourparlers avec le ministère de l’Environnement et le ministère de la Santé. Le Dr J. Benoît Bundock, médecin (président) et le Dr Pierre Morin, biochimiste et docteur en médecine expérimentale du Conseil consultatif font plusieurs rencontre avec le ministère de la Santé,
  • 1977 : L’application de la Loi 88 est suspendue, éliminant l’obligation des municipalités de fluorurer leur eau, mais permettant au ministère de la Santé de subventionner les travaux de fluoruration des municipalités.
  • 1979 : Le ministère de l’Environnement publie le « Livre rouge ». Ce rapport intitulé Rapport sur les fluorures, la fluoruration et la qualité de l’environnement, rédigé par le Comité aviseur sur la fluoruration des eaux, recommande de suspendre la fluoruration de l’eau jusqu’à ce que des études permettent de faire une évaluation complète des effets de cette mesure sur la santé publique et la qualité de l’environnement.  Ce comité était composé de :  Dr J. Benoît Bundock, médecin (président), Mme Pierrette Petit, sociologue, M. Clément Audet, ingénieur (génie sanitaire), Dr Pierre Morin, biochimiste et docteur en médecine expérimentale, Mlle Sylvie Fortin, avocate, M. Michel Lamontagne, biologiste, M. Léopold Gaudreau, biologiste, M. Conrad Anctil, ingénieur (génie civil), M. Robert S. Poisson, ingénieur (métallurgie) et M. Gilles Bernier, ingénieur (génie chimique)
    Ce rapport est le premier document à faire une revue systémique de toutes les recherches disponibles sur la fluoruration.
  • 1980 : Mise en place d’un moratoire officieux sur la fluoration.
  • 1988 : La Direction de la Santé publique lance un programme de promotion auprès des municipalités.  Engagement du Ministère de la Santé à subventionner les municipalités qui souhaitent fluorurer.
  • 1988 : Commission de la ville de Montréal sur le projet de fluoration  avec le Maire Jean Doré qui s’en fait un grand défenseur, était en plus une promesse électorale.  Devant l’opposition exprimée, le Maire Doré met en place une commission municipale sur le projet de fluoration.  Des groupes de citoyens avec des moyens fort limités présentent une documentation scientifiques si bien étayées et des témoins crédibles que la commission recommande de ne pas fluorer l’eau de Montréal en suivant le principe de précaution, jugeant qu’elle n’est pas en mesure de trancher le débat scientifique.  Il demande au gouvernement d’imposer la fluoration s’il la veut.  Le projet est rejeté.
  • 2000 ?: Loi 88 abrogée
  • 2001- adopté en 2002 : la Loi sur la santé publique prescrit la promotion de la fluoruration de l’eau, accompagnée d’un programme de subventions.  La décision de fluorurer ou non laissée aux municipalités.
  • 2004 : Le gouvernement du Québec établit son Règlement fixant la concentration optimale de fluor pour prévenir la carie dentaire à 0,7 mg/l.
  • 2004 : Projet de fluoration à la Ville Lac Etchemin, projet abandonné suite à une rencontre des experts des opposants, le Dr Pierre Jean Morin, Ph.D. et Gilles Parent, ND.A..
  • 2005 : Laval cesse la fluoration suite au rapport accablant des techniciens de l’eau relativement aux coût engendrés par la corrosion relativement à la fluoration.  Voir document joint
  • 2005 : Plan d’action de santé dentaire publique 2005-2012, la Direction de la santé publique vise «D’ici 2012, que 50 % de la population du Québec aient accès à de l’eau potable dont la concentration en fluorure est optimale.»  Taux de fluoration : 7,5%
  • Automne 2005 : La fluoration est un enjeu électoral à Montréal avec M. Pierre Bourque comme candidat à la mairie.  Le livre «La fluoration : autopsie d’une erreur scientifique» est lancé et s’incère dans le débat électoral.  Le Maire Gérald Tremblay, bien informé sur les dangers de la fluoration, est reporté au pouvoir et a d’autres priorités que la fluoration dont la réparation des systèmes d’aqueduc.
  • Octobre 2005 : Publication de La fluoration : autopsie d’une erreur scientifique.
  • 2006-2008 : Projet de fluoration avec la Mairesse Boucher Débat à Québec Création du Front commun pour une saine à Québec.  Les experts du Front commun pour une eau saine Le Dr Pierre Jean Morin, Ph.D. et Gilles Parent Nd.A. rencontre l’opposition et conférence de presse.  La fluoration et projet d’extension abandonnés.
    À l’issue d’un débat, lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal de Québec mardi matin, les élus du Renouveau municipal de Québec (RMQ) maintiennent leur décision de mettre fin à la fluoration de l’eau de Québec. La fluoration devra donc cesser à Québec à compter du 1er avril.
    Le maire de Québec n’a pas réussi à convaincre l’opposition, qui refuse de maintenir la fluoration de l’eau au-delà du 1er avril.
    Le maire de Québec, Régis Labeaume, ainsi que des conseillers indépendants et des conseillers de l’Action civique réclamaient la prolongation du moratoire jusqu’au mois de novembre, soit jusqu’à l’ouverture de deux nouvelles usines d’épuration.
    Le RMQ s’est opposé à prolonger tout moratoire, estimant qu’il appartient au gouvernement du Québec de légiférer sur cette question.
    L’opposition a aussi rejeté la proposition du maire Labeaume de tenir un référendum sur cette question lors des prochaines élections municipales.
    Régis Labeaume fustige les conseillers qui refusent de tenir ce référendum et les accuse de faire de « l’écoterrorisme » et du déni de démocratie. Il estime que l’opposition du RMQ profite de sa majorité pour refuser de consulter la population.
    « Le RMQ, qui est le roi de la consultation, qui a créé à Québec à peu près 17 paliers de décision, est contre le fait de laisser la population décider parce qu’il dit que dans le fond, quelque part, que les gens ne sont pas aptes à décider », soutient-il.
  • 2007 : Publication par l’Institut national de santé publique du Québec  de Fluoration de l’eau : analyse des bénéfices et des risques pour la santé (Lévy, M., Corbeil, F., Fortin, C., Lamarre, J-R., Lavallière, A., et al.)
  • 2008-2009 : Débat à Ste-Marie-de-Beauce entre Pierre Jean Morin, Ph.D. et Maître John Remington Graham contre les Drs Christian Fortin et Michel Levy, DDS.  La population s’est mobilisée contre le projet.  Le projet de fluoration est abandonné malgré la décision antérieur du conseil municipale qui avait signé les engagements de procéder. (Plus sûr de la date).
  • 2008-2009 : Publication par Santé Canada du rapport consultation sur les fluorures et la fluoration.  Demande de commentaires.
  • 2009-2010 : Débat à Gatineau, projet de fluoration abandonné à cause des opposants.  L’implication de la Coalition Eau Secours qui a permis une présentation par son expert, Gilles Parent, ND.A..  Le Comité de la santé de la ville est arrivé à la conclusion que trop de questions scientifiques demeuraient sans réponse et que le principe de précaution devait s’appliquer.
  • 31 janvier 2009: Longueuil, Fluoration rejetée en raison du manque de consensus sur la fluoration.
  • 2010 : Débat à Saguenay, projet de fluoration abandonné à cause des opposants.  Une présentation publique et deux émissions radiophoniques avec l’expert Gilles Parent, ND.A. et des les actions citoyens dans la coalition Fluor2O, celles du Front Commun pour une eau saine et de la Coalition Eau Secours a finalement fait reculer le maire.
  • Projet de fluoration relancé à Trois-Rivières.
  • 10 octobre 2010 :   Waterloo, Ontario : Cessation de la fluoration après un référendum.
  • 2011 : Document rendu publique de Santé Canada Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada : document technique – Fluorure préparé par le Comité fédéral-provincial-territorial sur l’eau potable du Comité fédéral-provincial-territorial sur la santé et l’environnement, décembre 2010, (ISBN : 978-1-100-96994-7 No de catalogue : H128-1/11-647F-PDF).
  • Avril 2011 : Abandon de la fluoration à Verchères.  Actions de la Coalition Eau Secours et de Gilles Parent,ND.A.
  • 2011-2012 : Débat à Mont-Joli. Abandon du projet en avril 2012 jusqu’à un référendum en 2013.  Le travail du groupe d’opposant Eau Courant a été décisionnel.
  • 12 septembre 2011 : Publication de l’Avis sur un projet de fluoration de l’eau potable par le Comité d’éthique de santé publique de l’Institut national de la santé publique du Québec.
  • Septembre 2011 : Report à 2015 par le MSSS de son objectif de 50% d’application du programme de fluoration.  Taux présent, en régression  de près de 200% à 2,6%.
  • Avril 2012 :  Réduction de la fluoration au Canada de 44% à 34%.
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